6 questions avant de débuter son arbre généalogique

La généalogie est une passion française, un passe-temps au même titre que le bricolage, la cuisine ou le jardinage. Et si elle peut être vue comme l’apanage des retraités, elle est de plus en plus démocratisée, grâce notamment aux nouvelles technologies comme la mise en ligne des archives ou les tests ADN récréatifs, qui lui donnent un coup de jeune. De plus en plus de personnes, de tout âge, se lancent donc dans la grande aventure de la généalogie, pour découvrir leurs racines. Mais alors comment s’y prendre quand on débute et qu’on y connait rien ? Dans un premier temps, il convient de bien comprendre la généalogie et ses principes. 

1. En quoi consiste la construction d’un arbre généalogique ?

Faire sa généalogie, c’est chercher ses origines en retrouvant ses ancêtres. Vous allez donc retrouver vos ascendants, c’est-à-dire vos parents, grands-parents, arrière-grands-parents, arrière-arrière-grands-parents… Faire son arbre généalogique, c’est donc reconstituer cette famille sous la forme d’un « arbre », comprenant des racines (la personne dont on fait la généalogie) et des branches (ses ancêtres). Vous remonterez donc les générations, petit à petit, pour découvrir les personnes qui ont fait que vous êtes là aujourd’hui. 

2. Jusqu’où peut-on remonter ?

Globalement, un généalogiste faisant des recherches en France pourra remonter sans trop de problème jusqu’au début du XVIIè siècle, donc vers 1600. C’est en effet à cette époque qu’est mise en place la tenue de registres paroissiaux par l’église Catholique, contenant les baptêmes, mariages et sépultures. Pour remonter avant cela, c’est difficile. En général, si vous avez des ancêtres nobles, vous pourrez remonter plus loin grâces aux généalogies déjà connues de la noblesse. Sinon, il faut s’intéresser aux archives des notaires, mais l’écriture est difficilement lisible. Globalement, vous pourrez donc espérer remonter sans trop de soucis sur une douzaine de générations, jusqu’au début du XVIIè siècle, mais tout dépend de vos origines car la conservation des archives est parfois inégale, à cause des guerres et des destructions diverses.

3. Que peut-on apprendre sur nos ancêtres ?

La première chose que l’on apprend sur nos ancêtres est la constitution des familles et les origines géographiques. Mais en creusant un peu plus et en s’intéressant à d’autres ressources que l’état-civil, on peut reconstituer la vie de nos ancêtres en découvrant leurs migrations, leurs métiers, leurs lieux de vie, leurs revenus, leurs cercles sociaux, leurs environnements, leurs carrières militaires pour les hommes…

4. Quelles sont les ressources ?

Pour constituer son arbre généalogique, il faut commencer par l’état-civil, qui existe depuis la Révolution Française environ, et qui consiste à prendre en note les actes de naissance, de mariage civil et de décès. Vous trouverez ces actes en mairie et aux archives départementales. Avant la Révolution Française, l’équivalent de l’état-civil sont les registres paroissiaux, pour les baptêmes, les mariages religieux et les sépultures. D’autres ressources, aussi accessibles aux archives départementales, vous permettront d’approfondir vos recherches: archives notariales et militaires, recensements de population, cadastre… En règle générale, c’est donc aux archives départementales (sur place ou en ligne) que vous trouverez le plus d’informations, mais il existe d’autres ressources dédiés à des professions (armée, SNCF…) ou des conflits (victimes de la persécution nazie) par exemple, que vous découvrirez petit à petit, au cas par cas. 

5. Comprendre la numérotation sosa

Vous entendrez souvent parler de la numérotation sosa, et serez amené à l’utiliser dans la construction de votre arbre puisque c’est la numérotation que l’on retrouve sur les principaux logiciels et sites internet de généalogie. Mais qu’est-ce donc ? C’est un système de numérotation de vos ancêtres directs, dont le nom complet, de Sosa-Stradonitz, est tiré de ses inventeurs. Elle consiste à donner un numéro à chaque ancêtre pour l’identifier facilement. La souche de l’arbre est le numéro 1, son père le numéro 2, sa mère le 3… Hormis pour la souche de l’arbre, les numéros pairs désignent les hommes, les impairs les femmes et le numéro du père d’un individu est le double du numéro de celui-ci. Le sosa n°12 a ainsi pour père le sosa n°24 et pour mère le n°25. Cela peut sembler superflus de numéroter ses ancêtres, mais c’est essentiel pour bien se repérer. Vous atteindrez en effet rapidement un nombre conséquent d’individus et les homonymes sont courant. Si vous avez trois générations de Jean Dupont, comment en effet identifier celui dont vous parlez ? Grâce à son numéro sosa ! 

6. Au delà de son arbre

Au delà de construire son arbre et découvrir ses racines, vous lancer dans la généalogie vous ouvrira un monde de découvertes (Histoire, mode de vie, géographie…) et de partage (groupe Facebook dédiés, lecture de blogs, partage avec vos proches…). Vous pourrez vous investir dans un blog personnel pour partager vos recherches, aider les autres sur des groupes de recherche ou encore participer à des projets plus grands comme l’indexation ou la création d’arbres collaboratifs.

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